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Carnets Nomades

Carnets Nomades

Récit en photo et bavardages de nos voyages en camping car en Europe centrale, Europe de l'est et du nord; Asie Centrale et Amérique du sud


4 - Ouzbékistan - Nurata et Cinto

Publié par catherineGil sur 11 Juillet 2008, 08:30am

Catégories : #voyage en Ouzbékistan : éblouissant

Ouzbekistan-Nurata-et-Cinto Ouzbekistan-Nurata-et-Cinto

 

 


Karmana : la porte monumentale d'un des plus importants caravansérail de la route de la soie du nord dont il ne reste plus rien, que cette porte.


Le 24 aôut

Il est moins de 7 heures du matin et nous voici déjà presque en route pour Nourata. Presque parce que Gil, mal réveillé, donne à notre chauffeur Sobir, le double en dollars que le prix convenu. Sobir, qui ne parle que le Russe ne sait pas trop comment lui expliquer son erreur et refuse en bloc le pactole. Lorsque j'arrive enfin avec nos sacs après avoir fait un dernier tour de la chambre pour voir si nous n'avions rien oublié, Gil se précipite vers moi pour me dire "Tu te rends compte, non seulement c'est beaucoup plus cher que prévu mais en plus il ( le chauffeur ) n'en a pas assez ! " Heureusement, Fatima était là, vigilante . Elle règle Sobir de la somme convenue la veille, rend son dû à Gil en lui expliquant son erreur et tandis qu'il refait ses comptes perplexe et bougonnant, nous prenons enfin la route.

Le premier arrêt est pour la très ancienne fontaine de Karmana ( comme elle n'a pas de vertus cachées Anne ne la goûtera pas , méfiante Sourire). C'est une source très profonde, abritée par une coupole. Les coupoles ne sont pas là, comme on pourrait l'imaginer pour la seule esthétique. La forme en coupole permet à l'air chaud qui de façon générale monte, de monter plus facilement le long des parois en arrondi et de s'échapper par l'ouverture au sommet , garantissant ainsi un courant d'air permanent qui rafraîchit, ici l'eau, et l'empêche de croupir. C'est en moins élaboré le même système que celui des maisons et des citernes du vent que nous avions vu dans le désert de Dast-e-Lut en Iran. Cette abondance d'eau en plein désert a été à l'origine de la création du grand caravansérail, de Karmana un des caravansérail les plus importants sur la Route de la Soie du Nord , dont il ne reste que la porte monumentale. A quelque kilomètres de là, un embranchement vers la ville nouvelle de Navoï . Nous, nous continuons vers la vallée de Sarmich où se trouvent les pétroglyphes

Karmana : en face de la porte monumentale, l'ancienne source, profonde et fraîche du caravancérail,sous sa coupole .


Après une marche très facile de trois quart d'heures, une heure,, nous découvrons les rochers tout à fait caractéristiques en bordure de la piste. Il y a une multitude de dessins. Les plus anciens sont réalisés selon la technique de percussion comme à Chilas ( vallée de l'Indus au Pakistan ) . Des guépards, des chèvres, un homme conduisant un chameau etc... autant d'offrandes aux dieux qui ont permis aux premiers caravanier de franchir ces gorges sans encombre. On imagine bien les campements anciens, établis dans la petite plaine en bordure de la rivière, le temps pour hommes et bêtes de reprendre leur souffle avant d'arriver une cinquantaine de kilomètres plus loin à Karmana.

Gorges de Sarmich

Gorges de Sarmich : deux exemples de pétroglyphes parmi les dizaines que Gil a photographiés.


Gil et Anne n'en finissent pas d'escalader les rochers et de s'émerveiller. Chantal et moi, assommées par le soleil et le vent retournons tranquillement à la voiture. Un autobus d'un autre âge, comme ils le sont tous ici, cahote péniblement sur la piste pour rejoindre un village à l'entrée des gorges, des enfants jouent dans la rivière et s'éclaboussent joyeusement et Sobir, ronfle paisiblement dans la voiture qu'il a garée à l'ombre épaisse d'un mûrier. Notre arrivée le réveille et il m'explique qu'il a un mal à la tête carabiné dû à ...trop de magnétisme dans le coin ( si j'ai bien compris ) Ben v'la aut' chos' ...... Je lui propose un Doliprane mais il me dit qu'il a déjà pris un cachet . Bien . Au bout d'une heure, Gil et Anne arrivent enfin, ravis de tout ce qu'ils ont pu admirer et photographier . Sobir va mieux le petit sommeil et le cachet l'ont un peu soulagé et il semble pressé de partir d'ici, alors, nous reprenons la route. Désert, désert jusqu'à Nourata. En arrivant, on voit la splendide forteresse en forme de Grande Ourse construite par Alexandre le Grand , brun foncé sur le flanc roux d'une coline pelée . Nous stoppons devant un très joli endroit ombragé par de respectables mûriers centenaires, traversé par un petit canal d'eau vive, où plein de tcharpoï ( ces sorte de banquettes en bois ou en métal qui, recouvertes de matelas, servent indifféremment de siége, de lit, de tables, bref de lieu à vivre ) sont installés dans des sortes de petites loges. Là, des gens pique-niquent, boivent un coup, jouent au jacquet. Sobir nous dit que le matin c'est le marché, mais qu'à cette heure ci, les gens se reposent.

 



Nurata : la place du marché où à cette heure çi de la journée les gens se reposent .


Nous nous arrêterions bien là un moment , mais, si nous ne monterons pas à la citadelle, de quoi mourir avec cette chaleur ! Nous allons voir la mosquée construite près de la source, devinez quoi ? Miraculeuse pardi ! Pendant que Anne s'adonne à ses ablutions, nous allons voir le bassin rempli de truites magnifiques et la source proprement dite qui est une résurgence très abondante au fond d'un bel aven, raison sans doute pour laquelle, Alexandre avait choisi ce lieu pour installer cette citadelle. C'est sur, dans ce désert toutes les sources sont miraculeuses prometteuses de vie et de prospérité.

Sobir en grande discussion avec des gens, nous attend à l'ombre . En me voyant arriver, il m'explique qu'il va nous conduire pour déjeuner vers un B&B ou il a réservé notre repas de midi . L'endroit est charmant avec tonnelle et jardin fleuri, caché derrière de hauts murs et un grand portail. Le plov qu'on nous sert est délicieux et la pastéque pour le dessert, rafraîchissante à souhait.



Kyzyl Kum : troupeau d'astrakans.


Nous profitons au maximum de ce moment de calme et de fraîcheur avant d'affronter la steppe désertique du Kyzyl Kum, parcourue par de gros troupeaux de mouton Astrakhan gris anthracite et noirs et de vaches, gardés par des bergers à cheval. Il fait une chaleur sèche, torride et des mini tornades de poussière comme on en voit parfois l'été au Maroc se multiplient . Vers 17 heures après quelques kilomètres d'une piste sableuse, qui fait bougonner Sobir, bordée de deux ou trois constructions en cairons de béton avec des yourtes montées dans les cours, on arrive à notre camp de yourtes. Je ne sais pas s'il est là, monté pour accueillir des touristes, en tous cas, mis à part une yourte occupée par quatre Espagnols, et les deux nôtres, les autres yourtes sont occupée par des Ouzbeks et le campement est équipé de tout le confort possible qu'ont peut imaginer dans ces contrées. Sous une grande tente style tente pour le matériel de l'armée, est installée une cantine . Plus loin une douche collective surmontée d'une citerne à eau et des tinettes genre armée aussi . Comme Sobir m'a expliqué qu'avant d'être taxi pour touriste il était soldat, je me demande si ce camp n'a pas été monté là par un de ses anciens "camarade". En tous cas, il est ici,heureux, comme un poisson dans l'eau.Sourire

 


Kyzyl Kum : notre camp de yourtes au lever du jour.


Pendant que Gil et les filles vont faire la promenade à dos de chameau, prévue par Sobir à notre programme, je m'installe. Superbes ces yourtes, bien plus spacieuses et hautes que je ne l'imaginais, avec une jolie porte bleue en bois, décorée de motifs floraux. Les sangles de maintient aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur de la yourte sont rehaussées de motifs de tissage multicolores. A l'intérieur de la yourte, tout autour, court une bande de toile brodée. Au sommet, autour de l'ouverture, voilée à cette saison par une très fine toile de coton est installé un mobile fait de pompons de laine de couleur vives et le feutre de la "jupe" extérieure de la yourte est soulevé et maintenu ouvert par des lanières le long de la claie de bois, à des endroits stratégiques pour organiser un courant d'air, de telle sorte qu'en entrant, on a une réelle impression de fraîcheur. J'ai à peine le temps d'installer les matelas prévus à cet effet sur le tcharpoï à l'extérieur de notre yourte que les voilà déjà de retour. Avec le coucher du soleil, la chaleur tombe un peu mais le vent redouble. Nous allons manger dans la cantine, un ragoût de légumes, sans riz cette fois ci excellent, les traditionnels fromages à différents niveaux de maturité, "blanc" en accompagnement d'une salade de légumes, du thé, du pain galette et bien sur du miel et de la vodka. Celle -ci doit servir à allumer le réchaud en hiver....ouch...C'est à peine si j'ose allumer ma cigarette après ça ! C'est que, je n'ai pas mon diplôme de cracheuse de feu, moi !



Kyzyl Kum : l'intérieur de notre yourte.


Après le repas, Sobir vient m'avertir "Hé Miz" qu'il y a un concert. En effet un joli feu de camp est allumé quelques fauteuils en plastique sont installés autour du feu et Sobir me prend cérémonieusement le bras , m'installe à la meilleure place près du chanteur et s'assied par terre à coté de moi, tandis que les occupants des yourtes et sans doute les gens des fermes voisines s'installent eux aussi assis par terre en rond autour du feu. L'artiste vient nous interpréter en s'accompagnant à la balaïka des chants traditionnels Ouzbek . Le premier m'explique Sobir est l'histoire, très longue et très triste d'une mère Ouzbek dont le fils, parti à la guerre, lui est rendu mort. Le second, tout aussi long, raconte les problèmes d'une femme mariée... et moi qui croyais qu'il n'y avait qu'en occident que les femmes mariées avaient des problèmes avec leurs époux Clin d'oeil ! En tous cas, là, toute l'assistance participe gaiement et éclate de rire à chaque stimulation du chanteur .


Kyzyl Kum : toujours l'intérieur de notre yourte : l'ouverture du toit, les jolies décorations et les sangles en laine tissée.


Après ce joli spectacle, le ciel est si beau et il fait si bon, que nous décidons, Gil et moi de dormir dehors à la belle étoile sur le tcharpoï comme les Ouzbek des autres yourtes. Une nuit superbe .


 

Le lac de Aïdarkoul qui, nous dit Sobir ," grandit au fur et à mesure que la mer d'Aral disparaît . Il aurait avancé de 300M en quelques mois , ce qui est un vrai problème pour les bergers nomades qui voient leurs aires de patures diminuer d'autant .


Le 25 août

On se réveille avec le lever du soleil, le ciel est bleu, rose, vert magnifique, on flemmarde un peu jusque vers six heures et demi puis on va se doucher,  à la douche collective . L'eau à l'odeur caractéristique du fer de la citerne mais cette eau glacée est un délice pour nos peaux desséchées par le soleil et le vent de la veille. Ensuite on va déjeuner de crêpes au fromage et au miel, charcuteries, fruits, thé, puis on se prépare à partir au lac de Aïdarkoul . Le lac est d'un bleu extraordinaire avec ça et là des îlots de végétation flottante, l'eau à une température idéale, on se baigne et se re-baigne sans pouvoir nous sortir de là . Moi qui suis du signe Buffle ascendant Hypoppodame, j'ai l'impression que tout mon corps se réhydrate, comme si jusque là j'avais été une vieille éponge oubliée au fond d'une bassine !
Vers 11 heures Sobir qui a amené un pique-nique insiste pour qu'on le mange tout de suite. On n'a pas très faim encore mais bon...J'éclate de rire à voir sa tête un peu bougonne. Manifestement, il pense qu'il est plus facile de mener un troupeau de cent chèvre qu'un groupe de 4 touristes Français qui découvrent un lac pour la première fois ! Pendant qu'on retourne à l'eau, ben oui, qu'est-ce que tu veux Sobir, Gil a l'idée géniale de lui prêter les jumelles pour observer les oiseaux. Ca le fait patienter un bon moment puis, nous reprenons la route vers Cinto . Toujours la steppe, les troupeaux, les tornades de chaleur, la route qui était bonne jusqu'à présent se transforme petit à petit en piste . On s'arrête à un moment pour se renseigner dans un village, mais comme il y a un mariage, nous sommes bien sur invités et là, après le pique-nique à 11 heures, à l'heure du goûter, soupe, viandes, légumes, fruits et surtout le toast avec une vodka qui selon les dires de Gil est de pire en pire . Comme la précédente était de l'alcool à brûler pur, je me demande comment celle ci peut être pire et pendant que C. prend un fou rire terrible en voyant la tête que fait Gil pour l'avaler et que stoïque, elle s'en envoie une rasade, j'explique que ia nie nitchevo ne piut cpiritnoye et que A. , qui a l'air affolé à l'idée d'avaler ça,  prend des likarctva et que la faculté lui interdit toute consommation d'alcool ! Oufff sauvées par le gong ! C. Elle, rit toujours aux éclats....



Le père et des amis du futur marié .


Bon, les traditionnelles séances de photos et autre consultations d'albums de famille, finies, il est temps de nous avancer vers notre étape. Un tout petit bonhomme vient s'ajouter à notre équipage, nous sommes déjà trois à l'arrière avec lui, même tout petit, ça fait quatre. Bon, on s'entasse . Et C. rit toujours.....



Toujour à la fête du mariage. Nous n'avons pas compris pourquoi, le grand-père très fier de son petit fils lui a mis ces sous dans la main ??


Au bout de quelques kilomètres Sobir qui craint de plus en plus pour ses amortisseurs sur cette piste, s'arrête et nous demande de continuer à pieds. Et nous voilà partis oh, pas grand chose, juste  cinq ou six kilomètres de cote en plein soleil par à peine 45° à l'ombre Tire la langue


L'arrivée à Cinto, les maisons qu'on aperçoit au fond.


La vallée est magnifique, un gros torrent, des petits champs, des noyer énormes et, tout le long du chemin des gens qui nous saluent une main sur le coeur et nous sourient. Enfin, on arrive à la maison du petit bonhomme qui est nôtre hôte pour ce soir. Sa femme et une petite fille fille sortent pour nous accueillir, et notre arrivée réveille un bébé qui dormait dans la salle. On se rafraîchit un peu puis, Gil, A. et C. infatigables, partent faire une ballade à dos d'âne cette fois ci . Moi, selon mon habitude, je m'installe sur le tcharpoï extérieur pour contempler le paysage magnifique. La maîtresse de maison vient me confier sa petite fille à garder, Sobir me demande de lui prêter les jumelles. Un moment paisible et bien agréable . Gil et C. rentrent les premier . Chantal, cette fois çi est morte de rire parce que l'âne sur lequel était monté Gil avait décidé que c'était lui le chef et qu'il n'avait dû son salut qu'à l'intervention hilare des gamins du village.


Cinto : vue sur  l'autre vallée .


Anne qui a voulu continuer la balade rentre plus tard avec notre hôte qui était allé ramasser du "thé", .une sorte de  sauge qui ressemble énormément à ce qu'au Pakistan on appelle "green tchai tree ". La nuit est là et, il faut se mettre à table. Nous qui avons mangé toute la journée somme incapables de faire honneur au repas. Heureusement Sobir croque ses concombres avec enthousiasme, goûte a tous les plats et sauve l'honneur. C'est vraiment gênant tous ces plats qui repartent à peine entamés alors que de toute évidence nos hôtes se sont donnés un mal fou pour nous honnorer .

 

La route de Samarcande à la sortie de la vallée de Cinto.


Le 26 août

La nuit à été difficile pour Gil, gêné par la lumière laissée allumée toute la nuit pour le bébé . Difficile aussi pour  les filles qui pensent qu'il y avait des puces dans la literie. Comme je leur fais remarquer qu'une nuit un peu à la dure n'est pas la mer à boire, les voilà tous les trois qui me tombent dessus, il paraît qu'en plus j'ai ronflé toute la nuit Gêné ! Ronfler ? moâ ??? Non mais ! Enfin s'ils le disent ! Le fait est que j'étais la seule à me lever de bonne humeur et en forme jusqu'à cette réflexion perfide Fâché
Petit déjeuner sur le tcharpoï dehors devant ce paysage superbe de montagnes au soleil levant . Comme hier soir, c'est une profusion de plats . Gil, Sobir et moi faisons des efforts désespérés pour faire honneur à toute cette nourriture mais les filles ne peuvent goûter à rien. Il faut dire que les rognons en sauce au petit déjeuner lorsqu'on n'est pas Anglo-Saxon c'est pas facile, et le pain, comme souvent en montagne est dur comme du cailloux. Bon mais restaient les fruits secs ou frais, le beurre, qui n'était pas du beurre "Président" certes, mais du beurre de montagne un peu grumeleux et la confiture . Mais non, elles n'ont rien pu avaler .... Par contre, les voilà qui sortent des "cadeaux " tee-shirts publicitaires XXL trois fois trop grands pour notre hôte, qu'il pourra toujours utiliser comme chemise de nuit ou déguisement s'il y a carnaval au village, échantillons de savon et de parfums ici où l'eau est loin d'être courante . Je suis de plus en plus gênée. Pour moi, un échange c'est aussi bien savoir recevoir que savoir donner mais là, j'ai vraiment l'impression que nous avons l'air de leur dire : ce que vous nous avez offert c'est de la m... d'ailleurs, on n'a pas pu fermer l'oeil de la nuit, on s'est levés avec des airs de zombies boudeurs et on n'a rien pu avaler, mais regardez ce que l'Occident a à vous offrir, comme c'est beau et inutile ! Bon, mais je suis peut-être trop compliquée, trop sensible . En tous cas, agacée par cette attitude, et pendant que les filles attendent les remerciements qui leurs sont dus, je m'avance à pieds dans la fraîcheur du matin .



Le village de Cinto


Le petit chemin est à l'ombre des gros noyers à cette heure ci, et il y a un trafic intense d'hommes et d'enfants à dos d'âne et de femmes qui vaquent à leurs travaux. Chaque personne croisée me salue d'un joyeux "salam " la main sur le coeur. Devant une maison, à l'entrée d'un hameau deux gros chiens de montagne ouvrent un oeil vigilant et battent de la queue mollement. Cet intermède calme et frais dans la nature, me réconcilie avec la vie Sourire
La route vers Samarkand, au début, est assez chaotique mais le paysage est magnifique avec les montagne au loin et toujours ces gros troupeaux de moutons de chèvres et de vaches dans la steppe. Arrivés à un gros bourg, nous faisons une halte eau et cigarette, c'est là que nous rejoignons la grande route Tachkent/Samarkand, excellente, presque un autoroute. A la halte cigarette suivante, Sobir nous arrête devant l'entrée d'un grotte où des nouveaux mariés "Russes" se font photographier et portent des toasts en jetant leurs verres derrière eux. Nous arrivons à Samarkand vers midi, Sobir tient absolument à nous conduire à l'hôtel Timur qui ne nous convient pas. Alors, il nous conduit vers le Zarina, recommandé par Nancy de VF et par le "mentor" invisible de A. auquel elle fait référence à tout instant et dés qu'elle parle à un Ouzbek, comme si chacun, juste à l'énoncé de ce nom était tenu de se mettre au garde à vous. Le Zarina nous convient bien, il est à deux pas du Registan en plein centre ville mais dans une petite impasse loin du bruit, parfait . Le patron qui parle excellement bien le Français, se coupe en quatre pour nous loger tous, le fils de A. doit nous rejoindre ce soir. Il est temps de dire au revoir à Sobir et Gil, qui s'est super bien entendu avec lui tout au long de ces trois jours et lui doit une fière chandelle pour s'être abstenu d'empocher la poignée de dollars versée en trop, lui offre les jumelles qui lui faisaient tellement envie. Il est ravi . A. pour ne pas être en reste, lui offre les échantillons de parfum qui lui restaient ( grrr ) . Nous nous installons tranquillement puis allons manger une soupe de nouilles ( lagmas ) à la chaïkhana voisine recommandée par Nancy, ensuite nous nous dirigeons vers la place du Registan....Superbe, magnifique, les mots nous manquent.


 

Samarkand : Place du Registan au coucher du soleil.


Le soir, nous attendons T. le fils de A. qui arrive de Tachkent en taxi. Content de nous faire partager son enthousiasme pour Samarkand qu'il à eu l'occasion de visiter durant son stage, il nous amène à un excellent restaurant avec ambiance de fête dans le parc central, puis au retour nous conduit au Gur-emir, absolument magnifique de nuit. Il discute un moment avec le gardien qui nous le laisse visiter de nuit. Nous apprendrons par la suite que les gardiens arrondissent ainsi leur salaire. Quoi qu'il en soit, l'intérieur du mausolée avec son bleu extraordinaire, est fabuleux. Sans personne à l'intérieur, l'ambiance est féerique. Pour un premier contact avec Samarkand, on ne pouvait rêver mieux. Merci T.



Samarkand : l'interieur du Gur émir de nuit .



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