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Carnets Nomades

Carnets Nomades

Récit en photo et bavardages de nos voyages en camping car en Europe centrale, Europe de l'est et du nord; Asie Centrale et Amérique du sud


Argentine le 29 janvier, les choses se gâtent ...

Publié par Catherine & Gilbert sur 15 Février 2010, 17:31pm

Catégories : #Amérique du Sud - le carnet de bord

GAIMANGaïman .
Le 29 janvier, nous quittons Gaïman en direction de Punto Tombo. Kilomètres de ligne droite au milieu du désert de Patagonie. Grand beau et comme d'habitude grand, grand vent.
Au moment de prendre le second carrefour pour Punto Tombo, alors que clignotant mis nous commencions à déboîter pour prendre l'embranchement, une Nissan Frontéra qui était en train de doubler à fond la caisse, une file de voitures et de camions sur la double ligne jaune qui orne fort judicieusement 200mètres avant et 200mètres après tous les carrefours sur cette fameuse nationale 3 nous percute violement. Résultat aile, portière mais surtout roue avant gauche très amochée avec problème à la direction car la barre qui va de la boîte de direction à la roue est tordue. Nous tenons absolument à ce qu'un constat de police soit fait sur place mais, perdus au milieu de rien, aucun portable ne passe. Des routiers qui se sont arrêtés pour constater les dégâts nous font resserer la roue qui sous la violence du choc s'était plus ou moins dessérée et nous disent qu'à la station essence la plus proche, 50 kilomètres plus loin, nous trouverons un téléphone et qu'en roulant très doucement, nous pouvons nous y rendre. Nous donnons donc rendez-vous à la Nissan à cette station et mettons plus d'une heure pour nous y rendre . Là, bonne surprise, la Nissan nous attend par contre ils nous certifient qu'il n'y a pas de poste de police avant Comodoro Rivadavia....Parallèlement, un couple d'indiens nous apprend que les occupants de la Nissan sont des policiers de Comodoro, que nous avons intêrèt à relever leur immatriculation et ( je présume que c'est eux puisqu'ils ont une CB ) préviennent un poste de police de la route à même pas 20 kilomètres de là alors que Comodoro est à 200 kilomètres . Nous nous avançons et  à peine 5 kilomètres parcourus, nous sommes arrêtés par la voiture de police de la route qui nous demande si c'est nous qui avons eu un accident avec une "voiture officielle " et où se trouve cette voiture. Nous lui expliquons qu'ils sont encore à la station service, il va donc les chercher et nous demande d'aller l'attendre devant son poste de police qui est en face d'une station d'essence YPF à une 20 de kilomètres. Nous nous y rendons donc bien contents car on se sentait mal barrés de faire 200 kilomètres pour aller faire un rapport avec des personnes qui étaient à la fois juge et partie .
Un long moment après nous voyons arriver la Nissan suivie de peu par la voiture du policier et nous entrons dans son bureau pour faire ce fameux rapport . Ca prend pas mal de temps en papotages divers, les policiers de la Nissan essayant de nous convaincre que les panneaux nettement marqués interdiction de doubler ainsi que la ligne jaune ne sont que des .... indications... comme les panneaux "attention au verglas " en plein été ! Et entre temps on parle de la pluie, du beau temps, de nos enfants respectifs.... bref, ils essayent de noyer le poisson le "chef" n'hésitant pas à nous menacer à mots couverts dés que nous parlons de double ligne jaune.
A un moment, fatiguée, Gil ne parle pas espagnol, j'ai besoin d'aller au camion fumer une clope et c'est ce moment que le petit gendarme choisit pour venir constater le dégâts de visu. Je les vois donc arriver Gil et lui au camion et je lui demande si, oui ou non, il parlera de cette interdiction de doubler . Il murmure quelque chose que je ne comprend pas et nous revenons  tous les trois dans son bureau. Il finit de taper son rapport qui ne mentionne pas la ligne jaune. Le "chef" nous le lit à haute voix, triomphant,  le fait signer son chauffeur et ils s'en vont satisfaits, tandis que nous, nous voyons notre gendarme reprendre le rapport et rajouter, en lettres majuscules, l'histoire de la Nissan qui doublait une file de véhicules sur la ligne jaune, indiquant l'interdiction de doubler ! Je le remercie de ce rajout qui indique exactement comment les choses se sont passées et il me dit que s'il voulait que les autres signent, il avait été obligé de faire comme ça ..... mais, qu'en cas de litige ce serait lui qui serait interrogé et qu'il dirait ce qui s'était réellement passé.
Nous lui indiquons que nous allons nous garer pour la nuit sur le parking de la station en face.
Nous reprendrons la route vers Comodoro Rivadavia le lendemain, où nous arrivons cahin-caha dans la journée. Nous allons directement au garage Iveco qu'on nous a indiqué. Des gens charmants certes, mais qui ne peuvent pas grand chose pour nous . Le lundi, Un carrossier rafistole plus ou moins mal ce qui pourrait être dangereux sur la carrosserie, un spécialiste du train avant rafistole plus ou moins bien, la roue avant gauche largement inclinée vers l'inérieur et nous conseille de nous rendre au Chili car ce modéle Fiat n'est pas commercialisé en Argentine de telle sorte que, nous ne trouverons nulle part où nous dépanner, tandis qu'il est commercialisé au Chili.
Bon, je passe sous silence les huit jours passés entre le camping municipal
de Rada Tilly, la plage hyper ventée de Comodoro, et le parking de sa station YPF pour avoir un mail et skype à apprendre à notre grande stupéfaction que le groupe Allianz qui commercialise ce fameux contrat " Monde " valable 90 jours hors pays "carte verte" n'a pas de représentants au Chili, qu'ils n'ont qu'un seul représentant à Buenos Aires lequel mettra plus de 48 heures à trouver un expert et s'avèrera incapable de prendre une décision. L'expertise faite vaguement par l'expert mandaté, qui nous confirme qu'il ne peut chiffrer que les dégâts à la carrosserie, puisque les pièces mécanique ne se trouvent pas en Argentine...Bref une semaine d'enfer secoués par des vents soufflant à plus de 100 à l'heure et immobilisés car personne, ni en France chez Allianz ni en Argentine ne semble apte à prendre la seule décision efficace, à savoir, nous autoriser à nous rendre tout doucement au Chili chez un vrai concessionnaire Fiat.
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