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Carnets Nomades

Carnets Nomades

Récit en photo et bavardages de nos voyages en camping car en Europe centrale, Europe de l'est et du nord; Asie Centrale et Amérique du sud


De La Paz à Sucre et Potosi

Publié par Catherine & Gilbert sur 28 Août 2010, 00:54am

Catégories : #Amérique du Sud - le carnet de bord

Sucre : La maison de la LibertéSucre : La Liberté.

 

 

Bolivie-Sucre-et-Potosi Bolivie-Sucre-et-Potosi

 

Le 16 Juillet

Finalement, nous décidons avec l'accord de Jacques et Danièle, toujours pas assez en forme pour sortir de la clinique de nous avancer avec Michel et Elisabeth vers Potosi, Sucre et Uyuni. Sur le mur du camping de l'hôtel Oberland, une carte indique un raccourci vers Achacolla. Renseignements pris à l'hôtel, oui, oui, c'est facile vous pouvez y aller ! En fait de raccourci, il s'agit d'une piste cauchemardesque qui suit d'abord le lit du rio puis toute en montées à pic et en descentes vertigineuses se hisse sur le plateau. Pour Zébulon c'est mission impossible et nous finissons par nous planter totalement dans le fechfech aussi dense que de la farine. Il faudra que Michel avec son Unimog fasse demi-tour et vienne nous chercher pour nous remorquer, lui remontant en marche arrière pour qu'on puisse prendre le tournant assez large. Sans lui, nous y serions encore à moins que nous ayons fini par dégringoler dans le ravin ! D'ailleurs, finalement, vu nos difficultés à escalader, il nous à remorqués pendant toute la fin du parcours jusqu'à Achacolla !!! Finalement, nous avons retrouvé la route asphaltée quelques kilomètres après Achacolla avec un passage assez "réjouissant" toujours à pic sur des pavés humides....Le reste de la route sans histoire avec fort vent de sable sur un Altiplano cafardeux.
Étape sur la place de Panza après un contrôle policier très pointilleux, il à même fallu que Michel et Gil aillent leur chercher les triangles ...
Bon, bon, bon, demain sera un autre jour. Espérons qu'il sera plus calme.

Le 17 juillet

Toujours cet altiplano cafardeux avec, à partir de 4000M d'altitude des hameaux aux maisons en adobes marron foncé presque noires de la couleur de la terre, les fenêtres occultées aux trois quarts pour l'hiver par des adobes mal ajustées, sans cheminée sur les toits de tole ou de chaumes d'herbes, donc pas de feu malgré le froid, pas de fours à pain, rien, et pour cause, pas un arbre à l'horizon ! Gros troupeux d'alpaga et de llamas et pas le moindre champ cultivé.
Neige à gros flocons sur Potosi que nous traversons sans nous arrêter puis brouillard à couper au couteau avant d'arriver à Sucre.
C'est incroyable, dans ce pays froid et très sec en hiver, donc toujours ensoleillé le solaire est interdit ! Probablement pour préserver les intérêts des multinationales qui ont la haute main sur les ressources du pays

 

 

Sucre : La Foire

 

Piles de faux billets que des charlatans vendent aux chalands après avoir fait une sorte de rituel sensé les rendre "riches" . Et les clients se bousculent

 

Le 18 Juillet

Le beau temps est revenu mais il fait un froid de canard. Visite du musée de la Libertad le matin et l'après-midi nous traînons dans une foire "des artisans" ou le plastique et le made in China de mauvaise qualité règne en maître . Dans une rue une sorte de casino de plein air propose des jeux d'argent attrape nigauds genre bolto tandis que d'autres forains proposent des stocks de faux billets, dollars ou autres que les gens achètent en faisant une sorte de rituel pour "leur porter chance". Nous rentrons au camping-car en fin d'après midi lorsque un vent fou se lève en tempête

 

 

Potosi

 

Potosi : maison typique du centre de la ville.


Le 19 Juillet

Retour vers Potosi sous un beau soleil qui nous permet d'admirer le paysage que nous n'avions pas pu voir à cause du brouillard. A l'entrée de Potosi il y a un "bloquéo" en raison d'une polémique entre la limite de deux provinces et d'une cimenterie qui projete de s'installer sur cette limite, chacune des deux provinces voulant récupérer l'emploie et les royalties de l'usine.
Pour rentrer dans la ville passablement déserte, nous empruntons une piste à pic,toutes ces villes étant en raison du relief toutes de cotes et de descentes à plus de 25%. Une fois en ville alors que je demande notre chemin à un monsieur, oreillette à l'oreille et serviette sous le bras, ( journaliste, flic en civil, syndicaliste ? ) il m'explique que nous ne devons absolument pas circuler en ville, que tout est bloqué et la circulation interdite. Je lui dis que certes oui, qu'on l'a bien compris mais qu'il faut justement que nous trouvions au plus tôt où nous garer, alors bon, il nous indique notre chemin. En fait, on n'est pas très loin et ..... une fois arrivés, voilà que le camion de Michel ne passe pas en hauteur sous le portail  Il faudra qu'il dégonfle les pneus et que Gil, perché sur son capot le guide pour qu'il passe à un centimètre près. Résultat 1 heure pour arriver à se garer, une vrai galère...
L'après-midi nous allons faire un petit tour dans la ville, assez jolie aujourd'hui qu'il ne neige plus.

 

 

Potosi

Potosi : le beffroi de l'hôtel de ville.

 

Le 20 Juillet,

Flemme le matin et visite de la ville plus en détail l'après-midi, un peu de shopping et chocolat chaud dans le café branché de la plaza de Armas, où nous partageons la table de trois vieilles filles Belges qui se remettent tant bien que mal du mal de l'altitude. Courses au marché central et retour au camping-car avec un poulet grillé gras à peine mangeable.... En plus de la misère environnante y a vraiment rien à crouter dans ce pays, pour cause de bloquéo !

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