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Carnets Nomades

Carnets Nomades

Récit en photo et bavardages de nos voyages en camping car en Europe centrale, Europe de l'est et du nord; Asie Centrale et Amérique du sud


Le voyage en bateau 1er partie

Publié par Catherine & Gilbert sur 25 Janvier 2010, 01:07am

Catégories : #Amérique du Sud - le carnet de bord

Grandes Buenos Aires                Zébulon à sa place pour voyager sur le pont N°6

Bateau Bateau

Fi
nalement, nous n'embarquons que le 21 décembre le bateau ayant été retardé au Havre pour cause de givre et de verglas qui l'empêchait de charger véhicules et containers. Nous qui nous gelions à Bilbao ce qui faisait dire à Gil que pendant que la croisière s'amuse nous, nous sommes sous les intempèries, nous ne nous doutions pas qu'en fait, il faisait bien pire en France !

Donc le 21 au matin vers 9 heures 30 quelqu'un vient nous dire que le Grande Buenos Aires est à quai et que nous devons nous y rendre tout de suite pour nous présenter à l'entrée du bateau. Dans le port, il régne une activité démente, d'énormes grues couïnent plaintivement pour signaler leurs déplacements, tandis que gros camions et trans-containers monumentaux circulent à toute vitesse , donnant de grands coups de klaxons à tout véhicule étranger qui risquerait de les troubler dans leur travail !
 Tout cela est bien intimidant pour le petit Zébulon, tandis que ses occupants n'en mènent pas large eux non plus au milieu de tous ces dinosaures. Nous nous garons, misérables insectes, prés de l'énorme porte du Grande Buenos Aires. Je garde le camion pendant que Gil va voir à l'intérieur s'il trouve le second qui effectivement était bien là à son poste et lui dit d'embarquer tout de suite . L'embarquement se fait au pont N° 3 et il nous dit de monter par les rampes d'accès jusqu'au pont N°6 . Là, quelqu'un nous attend et nous fait garer à coté des autres véhicules accompagnés par des passagers. Ensuite, il nous accompagne jusqu'au pont N°12 qui est le "lieu de vie" de l'équipage et des passagers : cabines, salle de séjour, salle à manger, cuisine, bureaux, salles de réunion et ponts "promenade".

Après le repas qui est le bienvenu, car depuis deux jours que nous attendons, consignés dans le port, nous avons épuisé toutes nos réserves de produits frais, on nous attribue notre cabine, tout à fait conforme à ce que nous attendions spartiate mais confortable. Deux lits, une armoire, une commode qui peut aussi faire bureau, deux fauteuils et le cabinet de toilette attenant. Après avoir pas mal tourné en rond pour saisir la géographie des lieux nous passons tout l'après-midi à regarder l'agitation sur le port qui ressemble à un énorme chaos vu de notre douzième étage et à nos yeux néophytes, mais qui doit être en réalité un ballet bien orchestré. Durant le reste du voyage, regarder les manoeuvres de chargement /  déchargement ainsi que les manoeuvres d'accostage et de départ sera une de nos occupations principales durant les escales. Pour l'heure, il faudra bien 2 heures au Grande Buenos Aires pour quitter le port de Bilbao et ça y est, vers 11 heures du soir, nous sommes partis.

Les autres passagers : un couple de Suisses Allemands qui passent tous les ans depuis dix ans au moins quelques temps en Argentine. Ils avaient une maison à Bariloche qu'ils ont revendue, et là, ils reviennent avec un Mercedes 4x4 sommairement aménagé en camping car pour circuler et visiter davantage. Ils connaissent bien le Sud semble-t-il. Ensuite il y a deux jeunes Suisses Allemands qui veulent en 8 mois maximum effectuer le programme que nous projetons d'Ushuaïa à l'Alaska . Un Français passionné de moto qui voyagera sur son puissant bolide chargé à bloc, un autre Français ancien militaire, lui, son truc c'est la montagne et la mer, il n'aime pas mais alors pas du tout, d'autant que les premiers jours nous essuyons du gros temps et une tempête. Autant dire que le pauvre n'est pas à la fête. Il voyagera, pour il ne sait pas au juste combien de temps, à bord d'un Iveco modifié 4x4 sur lequel il a fait monter une cellule qu'il a dessiné lui même, vraiment fort bien étudiée et réalisée. Ensuite il y a deux Anglais, deux beaux frères, qui font d'une traite la traversées aller/retour juste pour le plaisir du cargo. Tout ce monde là est bien sympathique, même si les deux jeunes Suisse Allemands semblent n'être que des tubes digestifs doublés d'alambics montés sur pattes, s'exprimant presque exclusivement par onomatopées du genre broum,broum broum , mawou, maaaaaaawouuu......

Grandes Buenos AiresGrande Buenos Aires, le poste de pilotage.
 

Bon, je ne vais pas raconter le voyage au jour le jour car, malgré les efforts et la gentillesse de tout l'équipage, tous les jours se ressemblent : petit déjeuner 7 heures, déjeuner 11 heures et dîner 18 heures. Les repas sont trop riches pour notre inactivité et ce n'est pas de la haute gastronomie. Juste niveau cantine passable, mais ce n'est pas grave, au contraire, ça nous permet de nous limiter soit aux traditionnelles "pastas" du midi et du soir, soit au plat de poisson soit au plat de viande .

Nos journées se partagent entre lecture, promenades sur le pont ou sur le pont supérieur lorsque le temps le permet et puis, dés l'escale de Dakar, le transfert des photos sur l'ordinateur et le reste du temps.... ? ma fois rien, si ce n'est quelques dauphins sur les côtes africaines et des vols de poissons volant.

Le 25 décembre est un peu nostalgique, les officiers Italiens préféreraient être en famille et nous... aussi d'ailleurs. Nous pensons beaucoup aux enfants ! Quant aux officiers Indiens et au matelots Indonésiens, Noël ne représente rien pour eux et l'Astis Spumante au demeurant délicieux qui accompagne le dessert ne parvient pas à éclairer les coeurs.
Le 1er Janvier sera plus gai, c'est moins une fête familiale, quand à la fête pour les passage de l'équateur, c'est du délire ! Un BBK est organisé sur le pont et après les traditionnels arrosages et distributions de diplômes accompagnés d'un apéritif .... à l'eau de mer que tout le monde s'empresse de recracher par dessus bord, tout le monde s'installe . A notre table, nous avons des chaises en plastique assez branlantes, prudente, j'échange la mienne contre un des fauteuils de la salle à manger et l'un des passagers, qui sent sa chaise l'abandonner, l'échange, mine de rien, contre celle d'une autre personne, partie faire des photos. Lorsqu'il revient, nous attendons tous de voir la suite des événements, or, c'est le passager qui avait échangé sa chaise qui , finalement s'écroule. Gil, lui,est écroulé de rire, tant et tant qu'à son tour il s'écroule au milieu des décombres de sa chaise, incapable de se relever tant il rit ! Autre fête bien sympathique, l'anniversaire d'un passager qui fête ses soixante ans sur le bateau. Sinon, nous avons droit à plusieurs fausses alertes dont une est réellement prévue et correspond à un exercice en cas d'évacuation du bateau. Un autre jour, nous sommes conviés à visiter tout le bâtiment du poste de pilotage à la salle des machines.

Grandes Buenos AiresGrande Buenos Aires, salle des ancres et des filins d'accostage


Pour ce qui est des escales, la seule escale autorisée en Afrique sera celle de Dakar. Nous débarquons vers 10 heures avec la consigne de rester en groupe. Pas plus tôt sortis du port, les deux jeunes Suisse qui sont en tête du groupe sont accostés par deux types qui nous guident, nous amenant à divers endroits de Dakar, payent pour nous en francs CFA, puisque tous les bureaux de change sont fermés pour cause de Nouvel An musulman, nous aménent dans un bistrot, puis un autre et paient les consos mais, lorsque le moment est venu des les rembourser et de leur filer quatre sous pour leur peine, les voilà qui refusent catégoriquement de payer en disant qu'eux, ne leur ont rien demandé ! Je suis vraiment furax, non seulement ils ont accepté leur service sans broncher et sans rien négocier au préalable mais en plus, le reste du groupe se voit contraint de leur payer leurs consommations et lorsqu'on sait à quel régime ils descendent les bières ....
Bref, ils rentrent au bateau avec le reste du groupe tandis que Gil, moi et le jeune français à moto prennons le ferry pour l'île de Goré.

Dakar Dakar

DakarDakar, petit bus classique du Sénégal

DakarDakar, Ile de Goré

Aux escales de Banjul et Freetown, il ne nous est pas possible des descendre pour des questions administratives et nous ne descendons pas non plus aux escales au Brésil car, comme on peut le voir sur les photos, chaque fois on arrive le soir et ça ne nous dit rien des descendre juste pour une heure ou deux.

Banjul Banjul

Freetown Freetown




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