Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Carnets Nomades

Carnets Nomades

Récit en photo et bavardages de nos voyages en camping car en Europe centrale, Europe de l'est et du nord; Asie Centrale et Amérique du sud


Les affaires reprennent

Publié par Catherine & Gilbert sur 16 Février 2010, 18:07pm

Catégories : #Amérique du Sud - le carnet de bord

SarmientoCoucher de soleil sur le lago Munster à Sarmiento

Argentine---Sarmiento Argentine---Sarmiento

Le 6 février, comme personne ne bouge et semble être parti en Week-end depuis hier midi, nous décidons de partir à notre tour, ne serait-ce que pour nous changer les idées jusqu'à Sarmiento. Tout contents de changer de paysage, nous reprenons la route tout doucettement pour ne pas brusquer le pauvre Zébulon.
La route, toujours aussi droite chevauche maintenant des collines agrémentées de dizaines de puits de pétrole en fonctionnement .
Zébulon semble avoir très bien supporté le voyage et nous arrivons à Sarmiento en fin de matinée. Bon....coté vent, ben c'est toujours pas ça . Ici, il souffle en tempête, et il n'est pas chaud le bougre! Un monsieur nous explique qu'en Patagonie on ne dit pas qu'il fait du vent, ça vexe ! On dit, " il y a beaucoup d'air " . Et bien d'air, nous n'en manquons pas !
Nous allons nous installer au bout d'une petite piste de ripio chez "Le Bulgare " qui a établi son camping en bordure du lac, derrière une double haie de peuplier, chaque emplacement gazonné etant lui même entouré de saules ce qui nous mets bien à l'abri, du vent, heu pardon,de l'air, qui passe largement au dessus. A tel point qu'à la fin du repas de midi nous envisageons d'aller faire une promenade autour du lac, car le paysage qu'on a apreçu en arrivant était superbe. En fait, au bout de même pas 500 mètres, transis, échevellés,poussés, emportés, nous rentrons dare-dare nous mettre à l'abri dans notre petit coin bien sympa.

SarmientoLe Lac Munster à Sarmiento

Plus tard dans l'après-midi, je vais voir "le Bulgare" comme je lui demande si c'est lui, "le bulgare", il m'explique que le bulgare était son grand père, puis, son père, parce qu'il était l'aîné et que maintenant "le bulgare" c'est lui . Il me raconte aussi qu'une femme du village, d'origine bulgare était allée en voyage au pays et qu'elle y avait retrouvé sa famille et la leur avec lesquels ils étaient restés en contact quelques temps; mais, qu'à cause des troubles politiques, il était devenu dangereux même d'écrire à l'étranger et qu'il avait à nouveau perdu leur traces.
On discute un bon moment et je lui raconte l'histoire de la civilisation Thrace, installée comme lui en bordure d'un lac, leurs merveilleux bijoux en or, les superbes peintures dont ils ornaient leurs tombes, le cheval tout harnaché, partageant le dernier sommeil du maître, enterré à l'entrée du mausolée. Il est ravi et je me fais l'impression d'être un conteur racontant de vieilles légendes de pays oubliés . Comme il a internet, je lui propose d'aller voir nos albums photo de Bulgarie, ce qu'il s'empresse de faire tandis que je reviens au camion.

SarmientoNuage dans le ciel de Sarmiento.

Le 7 février, nous allons envoyer un e.mail à Allianz France pour exprimer notre déception devant leur inertie et leur signaler que comme Zébulon s'est relativement bien comporté jusqu'ici en roulant doucement, nous allons nous rendre au Chili, non pas à l'adresse indiquée par Allianz Argentine d'un petit garage à Cohaïque qui lui à dit ne pas avoir les pièces mais au garage agréé Fiat d'Osorno, relevé sur internet à Fiat Chili.
Contents d'avoir pris cette décision, nous allons visiter le très joli petit musée Désidério Torres de Sarmiento qui croule littéralement sous les objets Téluech et Mapuche.
Pointes de flèches, silex et haches polies, tout un matériel non daté. Bon on se doute bien que les Mapuches sont le peuple indigène trouvé sur place par les colons mais aucune datation concernant les Téluech, si ce n'est qu'ils étaient là "avant les Mapuches", que ce sont eux qui sans doute ont occupé la "cueva de las manos" à quelques soixante kilomètres de là et qui ne se visite pas en ce moment car il y a eu des mouvements de terrain et qu'elle est devenue dangereuse.

SarmientoSarmiento, musée Désidério Torres

C'est tout de même bizarre ce manque d'intérêt pour les peuples anciens du Nouveau Monde ! En Europe un tel gisement d'objets susciterait beaucoup d'intérêt, ici, rien...Comme si, "Homme Blanc " voulait rien savoir ...







Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents