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Carnets Nomades

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Récit en photo et bavardages de nos voyages en camping car en Europe centrale, Europe de l'est et du nord; Asie Centrale et Amérique du sud


Les Cataractes d'Iguazu coté argentin, le parc d'Iguazu et Missiones ter.

Publié par Catherine & Gilbert sur 24 Octobre 2010, 00:45am

Catégories : #Amérique du Sud - le carnet de bord

Cataractes d'Iguazu coté ArgentinCataractes d'Iguazu coté argentin : " La Garganta Del Diablo".

 

Argentine-les-cataractes-d-Iguazu Argentine-les-cataractes-d-Iguazu

Argentine--le-bestiaire-d-Iguazu Argentine--le-bestiaire-d-Iguazu

 

 

 

Le 8 septembre,

Lever de bonne heure pour prendre le bus qui doit nous conduire aux cataractes coté Argentin. Pendant que nous attendons, les argentins d'hier soir s'arrêtent et proposent de nous y amener. Eux y reviennent pour la seconde fois, la visite le second jour étant à moitié prix si on a pris la peine la veille de faire tamponner son billet d'entrée. Nous voilà donc partis en voiture jusqu'à l'entrée des chutes, là, le monsieur fait valoir ses billets pour le second jour et prend les deux nôtres....au prix argentin !!! 25 pesos au lieu de 85.... ben dis donc, ça vaut le coup !!!
Eux, vont se baigner quant à nous, suivant leur conseil, nous allons prendre le petit train vers la "garganta du diable". La petite promenade à pieds est jolie et la découverte de la garganta !!! Grandiose !!! Ces chutes sont fabuleuses.


 

Cataractes d'Iguazu coté Argentin

 

La garganta del diabolo


Nous continuons la balade en descendant jusqu'à l'île saint Martin en continuant d'admirer ces merveille de la nature, on prend la lancha qui nous conduit sur l'île que Gil escalade. Pas moi ! je suis épuisée rien qu'à l'idée de remonter de là. La vue des gens mouillés comme des rats qui reviennent de leur promenade en bateau sous les chutes nous décourage de faire ce tour et nous remontons. Heureusement, il fait assez beau pour prendre un bon coup de soleil, mais il ne fait pas encore trop chaud ! J'imagine en plein été par 40° à l'ombre plus l'humidité ce doit être une épreuve !!!


 

Cataractes d'Iguazu coté Argentin

La garganta vue de l'île Saint Martin

 

Ah ! Et je n'ai parlé que des cataractes ! Mais nous somme ici dans la forêt sub-tropicale, entourés d'arbres magnifiques et d'une végétation d'une exubérance superbe. Hééé....!!! Nettement plus superbe que les Miss que nous avons vues ce promener toute la journée avec leurs écharpes de Miss ceci, mis cela, même une Miss pays Arabes !!! Elles intéressent bien Gil, quant à moi, bof, je suis déçue, vues de près, elles sont vraiment quelconques mais bon, j'suis pas un mec
Arrivés à mi-chemin, on prend un pot bien mérité tandis que ces demoiselles se pavanent et qu'un coatie vole sur une table la salade de fruits d'une dame qui hurle, mais, trop tard, la bestiole est repartie avec son butin  Comme je dis en rigolant à cette personne qu'il est marqué partout qu'il est interdit de nourrir les animaux, elle me répond en colère " mais elle m'a volé !!! " .... Bon tant pis, raté, j'espérais la faire rire, c'est manqué !!!


 

Iguazu

Le petit voleur prépare son méfait

 

Retour au camping en bus en fin d'après-midi une fois de plus vannés mais ravis.
Il va sans dire que nous nous sommes opposés à une refus catégorique, voire menaçant, lorsque Gil a voulu se faire tamponner nos billets pour le lendemain.

Le 9 septembre,

Comme nous ne revenons pas voir les cataractes, nous traversons le parc d'Iguazu par la piste 101 qui, sur 50 kilomètres, traverse la forêt, verte, impénétrable, contrastant avec cette terre rouge de Missiones, dans des nuées de papillons, jaunes, oranges, rouges et noirs, bleu électrique, un émerveillement. Pour le moment, les ipomées, passiflores, et aristoloches qui dégoulinent des arbres ne sont pas fleuries, pas plus que les orchidées qui s'accrochent en grosses touffes dans la fourche des branches. Ce sont les arbres qui, de temps à autres, dans le vert foncé des feuillages, nous font leur festival. Jacarandas rose du Paraguay, lapachos d'un jaune éclatant,et d'autres dont j'ignore le nom, beige rosé, orangé,rouge vif, magnifiques.


 

Iguazu

Prés d'un joli petit ruisseau, une famille de papillons.

 

Dés la sortie du parc,la piste continue dans une zone d'agriculture, desservant des maisons en bois avec une véranda ornée d'une balustrade deux fois grande comme la partie fermées de la maison avec table, fauteuils, hamacs, gazinière et parfois frigo. Il suffit de regarder ces maisons pour comprendre le climat : chaud, les gens préfèrent vivre dehors et pluvieux d'où l'abri d'un toit en bardeaux ou en tôle. La partie fermée à des ouvertures avec volets mais sans fenêtres, qu'on doit fermer la nuit, lorsqu'il pleut trop fort, ou lorsqu'on s'en va, en tous cas, tout était grand ouvert au soleil. Devant les maisons un petit jardin, deux ou trois bananiers avec des régimes de bananes pas encore mures et de temps en temps un manguier couvert de fruits, verts encore à cette saison. Dans les prés des vaches à bosses "cébu" ( zébus ? ) sans doute plus adaptées au climat. Lorsqu'on retrouve la route goudronnée, on s'élève vers des collines plus hautes avec toujours la forêt omniprésente remplacée de temps en temps par de grandes plantations de pins ou d'eucalyptus, dominées par les superbes araucarias, montant à 40 ou 50 mètres avec leur couronne de branches. Dans les zones plus clairsemées des palmiers Pindo avec leurs grandes barbes de fleurs beige orangé et puis, on arrive à San Pedro " la capitale nationale de l'araucaria " il paraît qu'il y a des spécimens énormes dans la région. Comme il est l'heure de chercher un bivouac, je demande à des gens dans la rue du village ou nous pourrions nous garer et ils m'indiquent à l'entrée du village le "Club Centro" . Il paraît qu'il faut être sociétaire mais que sans doute le gardien nous laissera stationner . Nous faisons donc demi-tour et prenons le bout de piste qui conduit à ce fameux club. En fait, il s'agit d'un club de pêche et le gardien nous accueille très chaleureusement, tout fier de nous faire voir sa collection de trophées et deux têtes de surubi, le poisson fétiche du rio Urugay tout proche, absolument impressionnantes. L'un de ces monstres pesait, 60 kilos, l'autre 80 et mesurait plus d'un mètre cinquante ! Il paraît que la plus part des gros surubi sauvages pésent dans les 50 kilos mais que certain peuvent atteindre les 100 kilos !

 

Tête de Surubi

Tête de surubi, le poisson fétiche du rio Urugay. Celui çi pesait 80Kg !!

 

Bref, il nous installe comme des rois dans sa prairie, au dessus de sa lagune couverte de nénuphars, nous laisse brancher l'électricité pour le frigo car il fait à nouveau très chaud, vient boire une biere avec nous dans le camping-car en nous expliquant qu'il parle trois langues: le brésilien, normal, le Brésil est là, de l'autre coté du rio, l'espagnol, puisqu'il est argentin bien sur, et "notre langue" comme il dit : le Guarani. Il nous raconte des histoires de pêche, nous dit de ne surtout pas manquer le saut de Mocona, projette de nous amener voir le plus gros araucaria de la région, tandis que son petit garçon Fabio, neuf, dix ans tout au plus est tout fier de nous montrer le "pecherei" qu'il à pêché dans l'après-midi dans la lagune, que sa petite soeur Déborah hurle à l'idée de monter dans Zébulon et que son épouse nous cuisine le plat typique de Missiones : farine frite à la poële dans un peu d'huile et roulée un peu comme de la semoule de couscous qui sert d'accompagnement aux légumes, à la viande ou au poisson. Étouffe chrétien, mais très bon, nous, nous avions de la viande et ça allait très bien dans le jus.

 

Tête de SurubiEt celui çi "seulement" 60 kg

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